Mercredi, 17 Mars 2010 13:54
Edito BICO-Info #2
Chères lectrices,
Chers lecteurs,
"La crise économique de grande ampleur et ses conséquences sociales nous interpellent tout spécialement dans le champ des compétences de la Commission communautaire commune. Plus que jamais, il est impératif de mettre en place des politiques de lutte contre la précarité. Le rôle de la COCOM est, dans ce cadre, essentiel. (…) Plus que jamais, le thème de la dualisation croissante de notre société exige que nous travaillions dans l’ensemble des domaines qui peuvent être concernés par cette précarité". C’est par ces mots que Charles Picqué, président du Collège réuni, a ouvert la séance plénière de l’Assemblée réunie de la Commission communautaire commune du jeudi 22 octobre 2009.
A entendre ou à lire ainsi le Ministre-Président, on pourrait être marqué par un sentiment collectif diffus de désarroi et d’impuissance. A l’agenda de chaque législature depuis 20 ans, la pauvreté ne recule pas, au contraire. Face à ce constat, il s’agit de ne pas baisser les bras mais d’apprendre, et cela à toute échelle, à briser le sentiment d’impuissance qui nous menace, d’expérimenter ce que demande la capacité de résister aux expropriations et aux destructions d’un monde marchand sans limites.
Dans le cadre de la Commission communautaire commune, des acteurs/guetteurs/éveilleurs de changement poursuivent cette attitude avec opiniâtreté. L’équipe de BICO-Info met ainsi en lumière ce mois-ci le rôle d’un acteur clé du secteur bruxellois de l’aide aux personnes sans-abri, la Fédération Bico, reposant jusqu’ici sur les épaules d’un seul homme. Au mois de décembre, l’équipe se tournera vers la Plate-forme de Concertation pour la Santé mentale en région de Bruxelles-Capitale, ensuite vers la Coordination des services d’aide aux justiciables de la COCOM …et ce n’est que le tout début.
Nous allons vers des temps troublés, des temps où beaucoup de choses dépendront des capacités de lucidité, d’inventivité et de coopération intelligente tant des acteurs professionnels que de la population.
Avant d’être regroupés dans une maison du bicommunautaire, tous les îlots de coordination bicommunautaire pourraient déjà se rapprocher et constituer un archipel apprenant à penser ensemble, prêt à former un groupe concret produisant une intelligence collective pour construire une alternative possible basée sur la prise de conscience de chacun.
La "maison du bico" reposerait alors sur une volonté et un désir déjà en construction et ne serait pas une pure opération locative.
A l’aventure qui vient,
Solveig Pahud
Directrice du CDCS-CMDC



